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PATRICK DE
GAYARDON 1960 - 1998 
Dans
le milieu des années 90 Patrick De Gayardon met au point un
nouveau concept de combinaison d'homme oiseau
("wingsuit"). Son principe est de n'avoir aucune
partie rigide et de la recherche de solution de type intrados/extrado.
En 1998, Patrick De Gayardon décède. Le
dernier vol de Deug le
site
Article
LÉO VALENTIN L’HOMME OISEAU
1919-1956
Dans les années
trente, un américain du nom de Clem Solin s’était mis dans
la tête de sauter d’un avion et de planer dans les airs avec
un équipement spécial de son invention. Ce pauvre pionnier
c'est écrasé sur le sol. Un parachutiste de l’Armée
de l’Air française déclara « Je prendrai sa place ».
Cet audacieux s ‘appelait Léo
Valentin. Né à Épinal en 1919 il était militaire de carrière
et avait le grade d’adjudant. Il habitait à Brunoy dans le
haut de la montée Talma, au-dessus de la teinturerie Roussoulière.
Monté à environ 3000 mètres
d’altitude, il s’élançait de l’avion dans le vide et se
mettait à planer. Il était équipé d’un harnachement ingénieux
de son invention. Longtemps il utilisa de la forte toile renforcée
par des sangles solides qui formait autour de lui comme des
ailes de chauve souris attachée à ses bras et ses jambes.
Celles-ci étaient reliées ensemble par un triangle de
toile bien assujetti qui augmentait la surface portante. Pour
lutter contre le vent froid qui sévit et vous assaille à 3000
mètres quand on est en chute libre, il portait un serre-tête
de cuir, des lunettes de motocycliste, des bottes de « para »
et des gants épais de cuir.
Dès qu’il s’était élancé de
l’avion, il étendait ses bras et ses jambes, cherchant à
flotter dans l’air et il planait vraiment tout en descendant
rapidement.. Il pouvait amorcer des virages et un peu se
diriger. Au cours des démonstrations, il laissait échapper du
talc ce qui faisait comme un panache blanc qui bientôt se
fondait dans l’atmosphère. Il surveillait son altimètre et
son chronographe. A 1000 mètres il déclenchait son parachute
et allait se poser sur quelque pré.
Il se construisit un autre équipement
où se mêlaient le cuir, la toile, le contreplaqué et
l’aluminium. C’était plus sophistiqué ; cela risquait de
lui permettre des exploits plus spectaculaires. Mais il était
dit que ses nouvelles ailes, moins souples que la toile, lui
seraient fatales.
C’était le 26 mai 1956, à
Liverpool, lors d’un meeting aérien. Il avait confié avant
de partir« C’est mon dernier saut ; ce sera le
sept-cent unième »
« Lorsqu’il se trouva à 3000 mètres
d’altitude, et que la porte de la cabine du Dakota se
fut ouverte, il recula. Le vent était d’une violence rare.
Mais un « para » ne recule pas ; il est là par contrat, il
doit sauter, il saute ». Le saut ne s’effectue pas
normalement. L’aile rigide d’alu et de contre-plaqué poussée
par le vent heurte la paroi de l’avion. Léo est déséquilibré
; il ne peut pas étendre ses ailes car il est aspiré par le
vide et descend à une vitesse effrayante en tournoyant.
L’altimètre marque 2500, 2000, 1500 Léo tente de déployer
son parachute dorsal ; celui-ci se met en torche ; la terre se
rapproche dangereusement Il ouvre son parachute ventral mais
malchance inouïe, celui-là aussi se met en torche et le pauvre
Léo va s’écraser à plus de 200 kilomètres à l’heure
dans une prairie non loin du champ d’aviation . Tous les
spectateurs du meeting ont vu le drame.
Léo Valentin repose dans le cimetière
de St Sauveur près d’ Epinal. Il laissait une veuve et deux
enfants qui sont allés s’installer à Evry-les-Châteaux.
Valentin fut un héros à sa manière,
poursuivant son rêve jusqu’au bout.
 
    
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